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Reviews
REGGAE COWBOYS -Wild West Indian
(Dixiefrog/Night & Day)
Retrouvez vos vieilles Santiag, troquez votre bonnet pour
un Stetson, gardez les locks sorties, c’est bon, vous
pouvez monter le mustang et dècouvrir le son de ces
Reggae Cowboys, une bande de hors-la-loi canadiens, blacks
de peau et bien décidés à vous réhabiliter
- en reggae - une vérité historique occultée
: le rôle joué par les Noirs dans le Wild Wild
West (un garçon vacher sur sept, d'après les
registres...). Aux Etats-Unis et au Canada, les Reggae Cowboys
sont respectés pour leur musique qui a su régler
reggae et raggamuffin sur des guitares western à la
Ennio Morricone ou Calexico. Et les textes engagés
sur l’épopée de ces cowboys noirs de l'Ouest
américain ou canadlen ne sont pas la moindre des curiosités
des Reggae Cowboys, groupe atypique et racé, qui entreprend
aujourd'hui d'instruire l’Europe - en reggae.
– PB-OPEN Mag

Wild West Indian
DIXIEFROG
L'engouement des musiciens de reggae pour le Far West ne date
pas d’hier, on le sait il suffit de réécouter
« I Shot The Sherriff » ou « Buffalo Soldier
» de Marley pour s’en rendre compte. Eh bien,
voici un nouveau cas de figure où l’engouement
devient idéologie : les Reggae Cow-Boys ru-vendiquent
leurs racines western. On passe ici du rock-steady sur fond
de guitares «twanguées» façon banjo,
au dub avec guitares slide. Cela dit, on pourrait s’attendre
à une espèce de monstre hybride à deux
têtes, un ma-riage divin ou infernal des genres, où
Hank Williams rencoutrerait Desmond Dekker. Or, le côté
jamaïcain domine très nettement : il s’agit
avant tout d’un disque de reggae. Certes, on y trouve
des couleurs de western dans le son et les textes qui empruntent
au-tant à l'Histoire qu'aux films d’Hollywood,
mais si on ferme les yeux, on imagine plus des palmiers que
des cactus. Les textes, du reste, nous changent agréablement
des rastafari-âneries habituelles de ce genre musi-cal.
A noter également, la palette sonore de Stone Ranger,
guitar-slinger de haute volée sur Telecaster et Stratocaster,
même si on peut parfois repro-cher à la production
de neyer ces élé-ments originaux plutôt
que de les mettre en relief.
– Ian Kent, GUITAR & BASS

L’arrivée des Reggae Cowboys sur
la scène (rock?) a quelque chose de rafraîchissant.
Ce groupe canadien formé par deux amis créoles,
natifs de République Dominicaine. et résidant
aujourd'hui à Toronto - suivez un peu ! -propose une
musique réellement novatrice. En alliant des éléments
a priori peu compatibles-la musique reggae et l’imagerie
western pour faire court -, ils ne choisissent pas la combinaison
la plus évidente sur le papier. Formé autour
du projet commun de Click Masta Sync-de son vrai nom Algernon
Rabess -, et de Stone Ranger - né Bird Bellony-, les
Reggae Cowboys se sont choisi des noms de scène qui
sonnent comme des héros de western. Car pour CIick
le reggae a toujours pris en compte des références
à ce monde-là, notamment dans les histoires
comme I Shot The Sheriff de Bob Marley, ou encore quand un
chanteur reggae se baptise Clint Eastwood (pas l’acteur
donc!). CIick Masta Sync, artiste jusqu’au bout des
ongles, n’en est pas à son coup d’essai
avec ces Reggae Cowboys qui existent depuis 1993.
« L’album Wild West Indian paru
en France est une compilation des "meilleures" chansons
de nos deux CD parus chez nous. confie-t-il. C’est Philippe
Langlois, de Dixiefrog, qui a eftectué cette sélection,
en retenant les titres qui, selon lui étaient les mieux
adaptés au marché français. Ils illustrent
bien la combinaison de rythmiques reggae et de guitare de
spaghetti western qui oenstitue la musique des Reggae Cowboys.
Mes débuts musicaux. je les ai faits avec Stone, nous
voyagions entre la Martinique et la Guadeloupe, à faire
du théâtre, jouer du calypso, et sillonner comme
ça la Caraïbe. Et au début des années
90, nous nous sommes établis à Toronto. »
On aurait pu, c’est vrai, s’installer
à Los Angeles ou New York. Mais Toronto était
une des villes où on pouvait faire des disques, de
la musique. C’est une cité multiculturelle. Nous
avons joué de tout. 0e la salsa, du jazz, du blues.
Puis Stone et moi avons mis au point le thème des Reggae
Cow-boys. On a fait des recherches sur les cow-boys noirs
dans les bibliothèques. On a découvert des gens
comme Jesse Stahi champion de rodéo, ou BIII Pickett.
qui inventa le bulldogging, une forme de rodéo qui
consiste à monter des chevaux sauvages. Notre fascination
pour cette histoire cachée, par discrimination, s'est
alimentée de la musique des westerns-spaghettis, ces
films qui ont nourri notre jeunesse. On s’est mis à
s’habiller en cow-boys sur scène et, avec notre
musique, qui à la base est du reggae, mélangé
à du blues, du rock et un peu de country, ça
a donné les Reggae Cowboys. Quand. comme nous, on vient
de la Caraïbe, il est difficile d’échapper
au reggae. Notre son repose sur nos guitares, car nos influences
vont de Jimi Hendrix à Led Zeppelin, et Stone et moi
sommes tous deux guitaristes. Le reste est un message d'amour.
Comme dans le reggae.
– José Ruiz - Guitare Magazine

REGGAE COWBOYS STETSON ET DREADLOCKS
Eh non, toutes les combinaisons musicales n’ont pas
encore été exploitées! Pour preuve, la
musique des Reggae Cowboys! Ce groupe de Toronto (Canada)
mixe dans la joie, la bonne humeur et avec un dynamisme extraordinairement
communicatif reggae, rythmes caraïbes et folk music américaine
(blues, country, rock). Amateurs de sonorités inédites,
étranges et puissantes, adep-tes des expériences
surnaturelles, le "new-old sound" de ces gaillards
purs dreadlocks est pour vous. "Nous sommes fascinés
par le rôle qu'ont joué les Afro-Américains
dans la constmction du "Wild West" au XlXo siècle.
On adore le style Old West, bien poussiéreux, qui rappelle
l'ambiance des westerns de Sergio Leone. Notre musique est
influencée autant par la country que le reggae roots,
le rock steady ou encore le rock psyché à la
Hendrix". De quoi rameuter sévère autour
de soi. CD: "Wild West Indian" (Dixiefrog/Night
& Day)
– NRJ-LIVE

De la même façon qu'il est ignoré
que la langue française fut le langage de communica-tion
des Américains avant que l'anglais ne devienne langue
offidelle de l'Union, le rôle des cowboys noirs est
occulté de l'aventure du Far West «Wîld
West Indian» joue sur les mots et les idiomes musicaux:
«wild west», c'est bien sûr l’ «ouest
sauvage« mais «west indian» si-gnifie «antillais».
L'album est une projection fantasmée d'un reggae qui
se serait adapté aux conditions de vie et à
l'his-toire des afro-américains dont certains, les
»Buffaio soldiers» évoqués par Bob
Marley don-nèrent du fusil contre les Amé-rindiens.
Les Reggae Cowboys font un reggae de facture clas-sique qu'ils
saupoudrent astu-cieusement de clichés emprun-tés
aux country & westem gé-nérique mais principalement
aux musiques des films d'En-nio Monicone. Le groupe fait de
façon ludique mals plutôt énerglque et
pédagogique oeuvre de mémoire (son leader Click
Masta Sync fut professeur de lycée...). Ce disque,
s'il ne ré-volutionnera jamais les fonde-ments du reggae
historique de-meure un exercice de style plu-tôt judicieux.
(Dixiefrog-Nlght & Day).
– LE MAINE LIBRE

REGGAE COWBOYS - WiId West Indian
(DixieFrog, Dist. Night & Day)
Le double con-cept de ce groupe de Toronto est passionnant:
remettre les idées en place sur la contribution des
Noirs à la conquéte de l’Ouest (il y a
du boulot!) et marier, pour l’occasion, reggae (avec
variantes ragga, steady, ou calypso) et roots country &
western. Ce CD atteint sa cible pour moitié. Les textes,
le discours et la conviction des deux leaders songwriters
(Bird Bellony et Click Master) sont assez clairs pour combler
le vide évident dans l’histoire des USA: les
pionniers étaient d’origines diverses et les
fameux Buffalo Soldiers n’étaient pas tous très
blancs de peau. Pour le côté musical, disons
que l’ambiance reggae (ou caraïbes, certains titres
sonnant plus zouk qu’autre chose) l’emporte largement
sur les roots US (pas de trace de bluegrass, quelques interventions
folkloriques à la Ennio Moriccone, sur les solos de
guitares). L’ensemble est fortement plaisant mais le
son est beaucoup trop "formaté", ou standard
(production trop propre, trop sage?) pour faire naître
l’émotion (une cover très dispensable
de Hotel Cailfornia). Dommage, d'autant que les "fillations"
naturelIes avec des gens comme les Neville Brothers, ou, dans
un registre plus confidentiel, les Fellow Travellers et Jeb
Loy Nichols, ont prouvé que cette association pouvait
faire naître quelques joyaux. A voir sur scène,
pour se faire une idée plus exacte des possibilités
du band. (ES)
– LE CRI DU COYOTE

Un peu de neggae dans ces colonnes ne peut nuire
à la santé morale, bien au contaire...Surtout
lorsqu’on a affaire à un groupe défrayant
la chronique...Car la musique distillée par ces cinq
desperados canadiens (look Motörhead époque "Ace
of Spade") est bougrement originale et inspirée.
Se référant, pour les textes, à l’histoire
de ces Noirs américains qui ont largement contribué
à l’édification des États-Unis
d’Amérique (entre autres. les "Buffalo Soldiers"
chers à Bob Marley), les Reggae Cowboys mélangent
astucieusement musique des Caraïbes. country & western
et blues, parsemant leurs titres de soli de guitare fluides
et efficaces et de rythmiques chaloupées que ne renierait
pas Burning Spear. Sous leur trompeuse nonchalance, les Reggae
Cowboys se révèlent d'excellents instrumentistes,
pour preuve cette surprenante mais géniale version
reggae du célèbre Hotel California des Eagles.
Cover clin d’oeil mais qui, finalement, se love parfaitement
dans l’univers de ce groupe pour le moins atypique.
– Jean-Do Bernard, Guitare Magazine

REGGAE COWBOYS
«WiId West Indian»
Dixiefrog (Night & Day)
Cet album constitue l'une des bonnes nouvelles du début
de l'année Fondés par Stone Ranger, aussi bon
guitariste que chanteur, et son pote Click Masta Sync, deux
dominicains égarés à Toronto, tes Reggae
Cowboys proposent une tusion Iotalement originale. Un mélange
jubitatoire de reggae, évidem ment, de country. blues
et musique des Caraibes. Le tout est dédié a
l'histoire méconnue des cowboys blacks américains.
Aussi étonnant que réjouissant, l'album aligne
une série de chansons imparablement composées,
où les rythmes chaloupées croisent de sublimes
guitares révisant le jazz (façon Kingston),
la country (Albert Lee)...
– Guitarist

Reggae Cowboys
quand les dreadlocks rencontrent les stetsons
Cestte bande de Canadiens oux racines profondément
ancrées dans les Caraibes on crée un son nouveau
en mariant le reggae avec la roots musique américaine:
rock, blues et country. Un album au style musical surprenant,
reggae et raggamuffin avec des guitares western a la Ennio
Morricone et des testes denoncant l’Amérique
et l’histoire des cowboys noirs de l’Ouest sauvage.
Un CD a découvrir absolument!
– S.B., PARISCOPE

Coup de coeur
“Il etait une fois dans l’ouest des cowboys blacks
qui jouaiant du reggae.” Reggae Cowboys est ungroupe
issu de Toronto qui a traversé toute l’Amérique,
s’est empli de ses sons, odeurs, musiques et a mélangé
ses acquis avec la musique des Caraibes. Le résultat
surprend. Avec une dominante reggae l’album se laisse
écouter. Avec son coté roots qui lui donne du
charme. Pour l’histoire, sachez que les cowboys noirs
ont réellement existé. A découvrir...
– MEDIA 75

Reggae Cowboys, Des rastas au Far West
Ils font le grand écart entre le Canada, les Etats-Unis
et les Caraibes pour un cocktail unique de reggae, de ragga,
de musique country (celle des cow-boys), de rock et de blues.
Les textes évoquent la mémoire des cow-boys
noirs que l’histoire a oubliés. La fusion de
ces Reggae Cowboys est emballante! Les écouter, c’est
comme se balader dans un western avec Clint Eastwood...et
Bob Marley!
– OKAPI

Un groupe canadien monté par un ex-Grammacks
(grand groupo précurseur du zouk d’antan) et
un compatrioto de la Dominique (et non de la République
Dominicaine, comme l’annonce une bio erronée!)
fusionnant country et reggae pour un hommage aux cow-boys
noirs du Far West, on en voit déja qui crient au n’importe
quoi l Pourtant, il n’est pas inutte que le reggae s’acarte
parfois de ses terres de prédiction et quand en plus
sos textes intéressants remettent a l’heure quelques
pandules de l’histoire americaine, on se dit que ce
disque mérite sa chance. De fait, la country a toujours
au bonne presse en JA, ou le pauvre bougre moyen se retrouvait
sans doute dans ces histoires de gars poursuivis par la déveine
et ses histoires d’amour désillusionnées,
alors ne snobons pas cos retrouveilles. D’accord, tous
les titres ne tiennent pas leurs promesses, trop sages peut-etre:
on ne s’emballe jamais dans un stampede musical mais
le potentiol des morceaux plus proches du rocksteady et du
ska est réal (notons quelques affin ités avec
les approches de Bluebeats et les vocaux de King Django des
Stubborn Allstars, pour les initiés) Il est clair que
l’adjonction d’une section de cuivres aurait donné
un élan plus épique a ce projet dont les musicos
ne manquent pourtant pas de savoir-faire: les guitares ne
sont pas envahissantes et le chant mélodieux parfois
matiné de toast rub-a-dub est solide. Cotte traversée
de l’Ouest manque un peu de péripeties (a part
une reprise de corne verte du Hotel California des Eagles,
on flippe) pour vraiment faire denser avec les loups. Si ce
disque particulier vous intrigue, jetez-y une preille en éclaireur.
Espérons que le horde sauvage les rejoindra lea prochaine
fois! – Ever Rey D, RAGGA

Oyez, les pieds tendres I Oyez les petits rastas
I Voici l’histoire insensée de cinq hommes Noirs
qui voulaient rendre hommage a leurs freres oubliés
du wild wild west, ces Afro-Americains qui, comme John Wayne,
iraient a la Winchester et falsaient cliqueter l’éperon.
L’histoire et le cinéma ne les avaient jusqu’ici
que trop occultes. C’est en mélangeeant le reggae
et la country (vous avez bien entendu) que les Reggae Cowboys
rendent a Bob Marley ce qui est a Clint Eastwood. D’une
plerre six coups. Et le résultat est vraiment, mais
vraiment sympa. Imaginez seulement des guitares facon Dire
Straights se balader sur des rythmiques a contre-temps au
milleux de slogans rastafaris. Le choc des cultures? C’est
un euphémisme Onaurait juste pu s’attendre a
un son un peu plus roots, pour une pareille confrontation
de genres tellement authentiques. Ca sonne un peu trop studio,
parfois. Mais on se marre bien quand meme.
– Rudolphe Casso, GUITAR PART

REGGAE COW-BOYS - Western Dub
Amateurs de mélanges insolites, ouvrez grand vos oreilles.
Lorsque vous entendrez le rock-steady se perdre dans le vacarme
des sabots des chevaux, vous saurez que les Reggae Cow-Boys
sont en ville. Avec un disque plein d’histoires vraies
de cow-boys noirs, de rodéos et de hors-la-loi dignes
des westerns spaghetti, les Reggae Cow-Boys Explorent differentes
facesttos du reggae (rock-steady, dub, etc.) sur cet opus
thématique. Originaires de la Dominique, ils ont élu
domicilo a Toronto, au Canada. Nous avons pu rencontrer leurs
deux figures de proue, Bird Bellony, alias Stone Ranger, lead-guitariste
et compositeur, et Click Masta Sync, poete et rythmiste du
groupe, lors d’un bref passage a Paris.
Comment est né le concept de
Reggae Cow-Boys?
Stone Ranger: C’est le nom qui nous a donné l’idée.
On l’a choisi parce qu’il était accrocheur
(on tourne beaucoup et c’est un nom qui sort de l’ordinaire)
et on s’est mis a réfléchir a ce que pouvait
représenter l’idée des Reggae Cow-Boys.
Alors, on s’est documenté sur les cow-boys noirs.
Tu sais qu’il y avait plus de 5000 cow-boys noirs a
la grande époque du Far West (25%) Il y avait des ranchers,
des champions de rodéo, des bandits, etc. Mais Hollywood
n’a jamais parlé d’eux, ni des “vaqueros”
mexicains. Alors, ...essaie de rétablir l’équilibre,
a notre maniere.
Click Masta Sync: On voulait faire un disque
qui tournerait autour ...cette idee, mais nos textes ne parlent
pas que du Far West, Un titre comme “Lighten Up”,
par exemple, a une portée plus universelle. Je ne veux
pas me contonner dans un seul sujet.
Stone Ranger, quelles guitares utilises-tu
sur cet album?
Stone Ranger: Je travaille surtout avec une Fender Strat que
je branc dans un Twin Reverb, mais pour le disque, j’ai
également utilisé une Fend 12 cordes et une
Les Paul.
On trouve plusieurs sous-genres du reggae
(rock-steady, toast, et sure votre album. Parlez-nous de vos
influences...Click Masta Sync: Tu sais, ca fait trente
ans que nous jouons de la musique, de celle des iles de la
Dominique, du zouk, du calypso...On s’inspiree également
de Marley, Tosh, Bunny Wailer, U-Roy et I-Roy, pour le toast.
Mais j’ai aussi joué du jazz, du rock n’
roll et du blues. J’essaye de mettre tout dans ma musiqe.
Stone Ranger: Ouais, et puis
j’ai beaucoup écouté Hendrix et Santana.
Quand vous revoit-on en tournée en France?
En avril, si tout se passe bien.
– GUITAR & BASS

REGGAE COWBOYS -WILD WEST INDIAN
(DIXIEFROG/NIGHT & DAY - DPQCD8813)
-14 TITRES, 64M 22S - PRODUIT PAR BIRD BELLONY-
Reggae & Country. Le stetson bien enfoncé sur leurs
dreadlocks, les Reggae Cowboys, viennent de Tononto, et nous
font découvrir avec Wild West Indian une page de l’histoire
du grand Ouest américain pour le moins méconnue
: le role joué par les cowboys de race noire dans l’histoire
des Etats-Unis Savant mélange de reggae, de rock, et
de country & western, ce premier album (pour l’Hexagone),
surprenant a la premiére ecoute, nous entraine sur
les pistes poussiéreuses cheres a John Ford. Emmenés
par Stone Ranger et Click Masta Sync, tous deux originaires
de République Dominincaine, les Reggae Cowboys marient
de multiles influences qu’ils on su allier pour on faire
un style qui n’appartient qu’a eux. A noter une
version déconffante d’ “Hotel California”
des Eagles qui n’a rien a envier a l’original.
– N & D S-D

Les jamaicains ont toujours chéri le
stetson et la country: voila l’enfant de cette passion
inavouée. L’album sent le vieux cuir et la ganja.
Le duo de Toronto se compose de Stone Ranger, alias Bird Bellony;
Dominicain, ex-batteur des Grammacks et de Click Master, pseudo
du calypsonian et dub poet Redman. Autour d’eux, une
rythmique rock/reggae, simple comme on savait les faire dans
les années 60. Avec juste assez d’humour dans
les textes ete de gouaille dans la voix, l’album glorifie
les cowboys noirs de l’histoire américaine, les
Indiens et les “Buffalo soldiers”, mais il ne
faut pas s’arreter au gimmick reggae/country imiprobable.
Wild West Indian réussit la synthese du son au point
qu’il transcende toute sensation de “mélange”
et que les chansons s’imposent, sinceres, touchant parfois
a une vraie émotion. Comme Mungal, Wild West Indian
est un enfant de la Caraibe, métis, pacifique, proche
des gens: Un pur produit des racines, “Roots, Rock,
Reggae” comme disait Marley. A découvrir.
– Helene Lee, LIBERATION, 17 Decembre 2000

S'il est un groupe totalement antypique
dans l'univers reggae, il s'agit bien de cette formation de
Toronto, composée au-tour de ses leaders Stone Ranger
et Click Masta Sync, de passage à Paris pour lan-cer
l’album sorti l’automne dernier en France.
"Le groupe est lié à l'imagerie
du cow-boy noir, oublié de l'hlstoire amércaine,
sans oublier le blues et les musiques antillaises, un style
personnel qui intègre aussi des influences hard rock
à la Jimi Hendrix, du rocksteady et du ska. Nous abordons
des thèmes authentiques ou fictifs. Habitant au Canada,
on a perdu le contact avec les musiques de notre íle,
la Dominique : le zouk et le bouyon. C'est sûr que nous
aimerions beaucoup pouvoir jouer là-bas un jour, les
gens y sont ouverts mu-sicalement, ils sont exigeants mais
si le groupe remue bien, il a sa chance. Certains entendent
quand méme du calypso et des sons latins chez nous!".
C'est vrai que l'on s'etonne de l'absence de culvres. "les
culvres synthétiques ne nous branchent pas, nos guitares
les remplacent, c'est ce qui fait notre originalité,
ce côté folk roots, il est plus facile de travallier
à effectif limité, nous sommes les deux seuls
permanents et tourner avec un gros groupe n'est pas toujours
pratique." La guitare n'est pourtant pas l'instrument
de prédilection en reggae. "C'est un bon défi
qui me plait. Jejoue rock, c'est toujours une histoire de
quatre temps, comme le blues. Beaucoup se contentent de jouer
le skank. Le ska et le rocksteady introduisent des anbiances
vives. Le roots est parfols un peu lent, mais le ska imite
bien un cheval au galop, et vu notre style..." Pour en
revenir â l'histoire, il y eut aussi des indiens noirs,
chez les Cheyenne, les Comanches... " Chez les Seminoles
aussi. On n'a pas encore développé ce thème,
il y a de quoi faire, on parle pourtant de Geronimo. Nous
avons seulement sorti deux albums, compilés en un en
France. Les titres écar-tés sont dans la méme
veine, on reprend Dylan, Clapton, Crime Story est un western
moderne, Do it To Death est un dancehall western. Cette musique
est liée à ce thème: Lone Ranger, Clint
Eastwood, Josey Wales, il y a aussi Bounty Killer, Pinchers
et son Bandolero, plus récemment. Dans notre style,
Big Youth ou I Roy sont plus des influences." Géographie
maintenant avec quelques mots sur Toronto, ville oû
réside une forte communauté caribbéenne.
"Ce n'a pas été un problème pour
trouver des musiciens motivés. Comme dans toutes les
grandes villes, il y a des poches de reggae, on y a trouvé
notre place avec un style unique; notre public est trés
varié, des enfants aux soixantenaires, sans ou-blier
le public des clubs : 20-40 ans. On tait des festivals aussi,
c'est plus varié; les gens aiment l'aspect visuel du
groupe en plus. On passe avec Ziggy Marley, Spear, Wailers
mais on a aussi joué plu-sieurs fois à Nashville,
où on a même été invités
à la télé, notre fusion leur plait, il
faut dire que la country actuelle est assez rock, plus ouverte,
la pédale steel en plus. On pourrait reprendre des
classiques de cette musique." CMS "Je préfère
les chan-teuses country, comme les Dixie Chicks, elles sont
plus mélodiques," "En régie gé-nèrale,
nous sommes toujours à la recherche de notre propre
identité, c'est aussi pourquoi nous parlons aussi des
rapports entre les blancs et les noirs. Au fait, Willie Nelson,
qui est une star de la country, a fait un album de reggae!".
C'est donc sur cet esprit d'ouverture, pas toujours d'actualitê
en reggae, que nous leur donnons rendez-vous au printemps
prochain, où le groupe est pressenti pour jouer une
semaine au Chesterfield Café (Paris) et peut-être
au festival de Bourges, de toute façon, le convoi des
cow-boys noirs se mettra en marche vers l'Europe aprés
l'enregistrement d'un troisième album imminent.
Ever Rey D, RAGGA Magazine
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